Plus que 25 jours, incluant les fin de semaine, avant le dévoilement de notre prototype au salon du Chalet et de l’arrière-cour qui se tiendra du 10 au 12 avril prochain au Centre EY d’Ottawa.  Considérant qu’une maison de 2300 pieds carrés, incluant l’excavation et les fondations prend près de 90 jours à construire, nous sommes confiants que nous atteindrons notre objectif.

Au delà de la charge de travail, c’est la préparation qui importe pour mener une construction à terme.   Outre la remorque, nous avions donc commandé les matériaux avec des délais de livraison, tels les fenêtres, la porte et les parements extérieurs.  Lundi, nous avons fait l’inventaire du matériel reçu au cours des deux dernières semaines.  Nous avons aussi modifié notre parement de pin pour lui donner un look plus moderne.  Avec le retour du beau temps, nous avons  décidé de s’installer à l’extérieur et de donner deux couches de teinture à notre revêtement.

En haut à gauche, le parement avant sa modification. En bas, le parement teint et installé sur le mur.

En haut à gauche, le parement avant sa modification.  En enlevant 1/2″ on diminue le poids et on obtient un look plus moderne.  En bas, le parement teint et installé sur le mur.

Nous avons aussi modifié l’arrangement général de l’atelier afin de dégager de l’espace et ainsi permettre le maintien du reste des opérations.

Mardi matin,  nous avons finalisé les dernières modifications à l’atelier.  Vers midi, après plus d’un mois d’attente, la remorque fut livrée à l’atelier. Petit moment de fébrilité, suivi d’un retour à la réalité.  Maintenant, la balle est dans notre coin pour livrer le tout.  Plus d’excuse!

remorque

C’est mercredi que la construction a réellement débutée.  Avec deux menuisiers, nous avons entrepris de compléter le plancher.  Composé de deux rangs d’isolants rigides expansés, notre plancher est construit à même la structure de la remorque.  L’ajout d’une plaque d’acier sous la structure de la remorque permet de déposer un premier rang d’isolant de 3″ d’épaisseur.  Nous avons recouvert cet isolant d’un contreplaqué 1/2″, que nous avons fixé aux longerons de la remorque.  Afin de minimiser les ponts thermiques, nous avons collé une bande néoprène entre les longerons et le contreplaqué.  À certains endroits, l’ajout de plaque pour solidifier la remorque fut nécessaire.  Ces plaques créent des espaces exigus impossibles à isoler avec de l’isolant rigide.  Nous avons donc opté pour de l’uréthane giclée à ces endroits.

Premier-rang-et-isolation

Le premier rang d’isolant rigide installé et l’ajout d’uréthane giclé pour les endroits impossibles à atteindre.

Neoprene-et-structure

L’ajout du néoprène montre le souci de briser le pont thermique entre la structure et les matériaux la recouvrant. L’acier étant un excellent conducteur et le néoprène étant un matériel à faible conductivité, la performance énergétique s’en trouve améliorée.

Une fois l’installation du contreplaqué complétée, il est recouvert d’un rang d’isolant de 1.5″.  La prochaine étape est cruciale.  Dans l’assemblage du plancher, l’ajout d’un matériel aussi mince que 0.006″ en polyéthylène, le pare-vapeur, est essentiel à l’efficacité énergétique.  L’installation de ce dernier doit toujours se faire du côté chaud.  Dans notre cas, nous avons opté pour une installation entre le dernier rang d’isolant et le contreplaqué.

L'installation du pare-vapeur

Idéalement, le pare-vapeur sera installé de façon continue. On s’assurera de le laisser dépasser au pourtour d’au moins 8″ afin de rabattre le pare-vapeur à l’intérieur des murs. Cette étape est essentielle pour assurer l’étanchéité de l’enveloppe.

Après l’installation de notre contreplaqué 5/8″, nous avons découpé l’ensemble de nos lisses de haut et de bas de murs.  C’est ici que nos méthodes diffèrent de la construction typique d’une micro-maison.  La plupart des constructeurs de micro-maisons construisent l’ossature sur la remorque ou sur le sol à proximité.  Ils installent ensuite l’ossature sur le plancher, pour ensuite la recouvrir de contreplaqué, installer le pare-air et ensuite la recouvrir de son parement.  Cela nécessite de travailler en hauteur, dans des échelles et des échafaudages.  Dans notre cas, lorsqu’un mur est monté sur la remorque, 90% du travail est complété. Cela requiert une coordination sans faille et une connaissance des techniques d’assemblages.  C’est ici que plus de 35 années d’expérience entrent en ligne de compte.

Mur-monté

Vue de l’extérieur du mur.

mur-vue-interieur

Le premier mur fut long à compléter.  Il a fallu planifier les dégagements pour les fenêtres et les moulures et travailler avec un mur très lourd pour la mise en place.

Les murs à l’avant de la remorque furent beaucoup plus facile à compléter, quoique que les angles nécessitent aussi de la planification.

À ce stade, nous pouvons dire que si nous maintenons la cadence,  nous serons prêts pour l’exposer à notre salon.  Les travaux continuent leurs cours lundi avec la fin des murs du RDC, et la charpente des murs du 2ème étage!

Nous allons prendre du temps pour teindre l’extérieur de nos fenêtres, nos moulures et possiblement notre plancher.

Sur ce, bonne semaine et si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!