Cette fin de semaine, l’équipe de Lumbec participera à l’exposition Écosphère qui se déroulera à Magog.  L’an dernier, l’activité avait lieu à Brome et nous avions été fort impressionné de la qualité des exposants mais aussi, des visiteurs.  Une foule intéressante et éduquée, conscientisée sur les questions d’environnement et surtout, fort curieuse pour ce qui avait trait à la micro-maison.

À chaque participation, les gens nous demandent  quelle est la différence entre une micro-maison sur roue et un véhicule récréatif ou encore une roulotte.  Bien que légitime, la réponse à cette question nous pique toujours un peu au vif parce qu’il y un monde de différence entre les deux.  Voici donc les principales différences entre les deux :

  1. L’isolation.  La micro-maison offre une isolation supérieure aux véhicules récréatifs.  Une micro-maison construite avec une épaisseur de mur à 3-5/8 » avec une laine minérale de type Roxul offre un rendement d’au moins R-20 une fois la composition du mur complétée.  L’industrie du VR offre une isolation d’environ R-5 pour les modèles standards.
  2. Impossible donc d’utiliser votre VR en hiver.  Ceux qui tentent l’expérience se retrouvent rapidement avec des problèmes d’humidité et de moisissures, les systèmes de murs n’étant pas conçus pour des variations de températures aussi prononcés.
  3. La qualité des matériaux.  La micro-maison est construite avec les même matériaux qu’une maison traditionnelle.  En plus, l’utilisation fréquente de plusieurs essences de bois offre un cachet aussi durable que noble.
  4. La possibilité de rénover.  De par la composition de ses murs, planchers et plafonds, la micro-maison offre la possibilité d’apporter des modifications et d’améliorer votre espace de vie.  Dans le cas du VR, ce genre de changement est impossible.

Évidemment, sur certains aspects, les véhicules récréatifs sont avantagés.  On n’a qu’à penser au poids, des outils de financement ainsi que des certifications qui sont disponible.

Une certification efficace ?

L’inspiration de ce billet origine d’un reportage de l’émission La Facture diffusée le 20 septembre dernier.  On y apprend que plusieurs propriétaires de VR ne sont pas satisfaits de leur achat.  Les problèmes d’infiltration d’eau sont parmi les déficiences les plus fréquemment exposées.  Les méthodes de construction et une constante pression de la part de l’industrie à produire plus dans des délais moindre ont un effet sur la qualité.  Pour voir le reportage, cliquez sur l’image.

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Ceci étant dit, il existe des véhicules récréatifs qui sont construits par des entreprises qui offrent un service de qualité et un produit d’une excellente qualité.  Il n’en demeure pas moins que l’industrie du VR n’aime pas nécessairement que les constructeurs de micro-maisons jouent dans leur plate-bande.  L’extrait suivant tire son origine de la version anglophone du site web de L’Association Canadienne des véhicules récréatifs est révélateur.

We want to provide consumers notice that CRVA Members “only” produce Recreational Vehicles described as follows- Motorhomes, Travel Trailers, Fifth Wheel Trailers, Tent Campers, Hybrids, Tow Haulers, Truck Campers, Park Trailers and Park Model Trailers.

CRVA members “do not” manufacturer, produce or distribute any unit described as a “Tiny Home”, a “Tiny House”, a “Tiny Park Model” or a “Tiny RV” and therefore we cannot provide any assurances or comments on their manufacturing process, components or consumer safety. Buyer Beware.

 

Notre intention n’étant pas ici de dénigrer l’industrie du véhicule récréatif, nous trouvons important d’apporter une nuance sur les deux industries.  La vision chauviniste de l’association nous apporte un questionnement intéressant : comment une industrie au prise avec des problèmes de qualité et dont l’obsolescence programmée fait partie du modèle d’affaire justifie les pressions pour nuire à la micro-maison.

Parce que lorsque l’on crache en l’air … ça finit toujours par nous retomber sur le nez !